Le contexte

Malgré une forte opposition des organisations paysannes africaines depuis plus de 10 ans, l’Union Européenne a réussi à faire signer par la plupart (13 sur 16) des présidents des pays de l’Afrique de l’Ouest le projet d’Accord de Partenariat Economique (APE) entre l’UE et l’Afrique de l’Ouest. Mais le projet de libre échange doit être ratifié par les parlements africains et européens. L’urgence serait donc d’appuyer les organisations paysannes dans leur opposition à ce projet de libre échange et de convaincre les députés européens et nationaux de ne pas ratifier ce traité.

Les objectifs

En invitant Ousmane Barke Diallo, secrétaire général de l’AOPP du Mali, à venir dans le Finistère, puis à Paris, les groupes Peuples Solidaires du Finistère avaient 4 objectifs :

1 – lui donner l’occasion de témoigner en France des menaces que font peser les APE sur les paysans africains et leurs familles et des luttes qu’ils mènent pour résister aux APE.
2 – aller à la rencontre des militants de Peuples Solidaires et d’autres associations pour renforcer leur détermination à s’opposer aux APE en France et en Europe.
3 – rencontrer des médias (journaux, radios, télé) régionaux et nationaux.
4 – enclencher une démarche auprès des parlementaires  (parlement français et parlement européen) pour les convaincre de s’opposer à la ratification des APE.

Ces objectifs étant partagés par les associations membres du Collectif 29 pour la Souveraineté Alimentaire dans les pays du Sud et en Europe, l’étape finistérienne de la tournée de Ousmane Diallo a été organisée par ce collectif d’organisations paysannes et d’associations de solidarité internationale.

Ousmane Barke Diallo est agro-pasteur Peulh dans la région de Mopti, au Mali. Il est le secrétaire général de l’AOPP, l’Association des Organisations Professionnelles Paysannes qui regroupe 480 organisations paysannes du Mali. Avec l’AOPP , Ousmane est fermement opposé à l’APE, l’Accord de Partenariat Économique entre l’Union Européenne et l’Afrique de l’Ouest . Depuis quelques années, le pasteur est devenu un nomade des temps modernes, parcourant de nombreux pays, de l’Afrique à l’Europe, au gré des invitations. « Les gens que je vois ne sont pas assez informés de la réalité de mon pays. Je voudrais jeter un pont d’information et d’éveil pour échanger sur ce qui se passe chez vous et chez nous ».

Programme de l’étape finistérienne de la tournée de Ousmane :

  • arrivée par le train à Landerneau le 26 novembre à 16 h et rencontre d’un journaliste du Télégramme qui a bien accroché et produit un très bon article d’une demie page.

  • 2 réunions publiques à Saint-Urbain pour le nord du département et à Briec pour le sud. Ces réunions publiques avaient été annoncées par deux articles de Ouest-France et du Télégramme en pages départementales. Les 12 députés et sénateurs du Finistère, ainsi que les 9 députés européens de la circonscription Ouest, étaient invités à y participer ou à apporter une contribution écrite qui serait lue en cours de débat.

  • une rencontre entre un producteur de lait malien (Ousmane) et un producteur finistérien (Yvon et Jean-François Pouliquen, de Saint-Thégonnec) livrant 400 000 litres de lait par an à sa laiterie (c’est la moyenne actuelle). Un responsable de la laiterie pratiquant l’export et des représentants syndicaux de l’agroalimentaire étaient sollicités pour participer à l’échange. Les principaux journaux et FR3 Bretagne y étaient invités, ainsi que les membres du Collectif 29 qui ont déjeuné avec Ousmane (excellent repas préparé par un couple de jeunes agriculteurs-traiteurs).

Les réunions publiques

Bonne participation (80 personnes à Saint-Urbain et 65 à Briec), public plutôt averti mais peu de jeunes. Un seul député présent, mais 4 contributions écrites, dont 2 de députés européens LR et PS, ont été présentées au public. Les membres du Collectif ont ouvert la réunion et présenté l’historique des APE et leur contenu, en se limitant à l’Afrique de l’Ouest. L’essentiel de la réunion était consacré aux interventions de Ousmane et au débat qui a suivi.

Quelques éléments qui ressortent :

  • Ousmane Barké Diallo en impose, pas seulement en raison de son 1,94 m et la force captivante de sa voix mesurée : l’agro-éleveur de Mopti est le porte-parole des 12 millions de Maliens dépendants de leur propre agriculture. Et, par extension, des 320 millions d’habitants d’Afrique de l’Ouest dont près des ¾ vivent de l’agriculture. Ousmane redoute les effets dévastateurs de APE sur la souveraineté alimentaire des populations subsahariennes. « Ces accords, c’est comme si l’on mettait en concurrence un éléphant et un moustique, auxquels on demanderait de tirer la même charge ».

  • Ousmane a retracé l’historique de l’APE entre l’UE et les 16 pays de l’Afrique de l’Ouest. La société civile s’est opposée dès le départ, notamment les organisations agricoles sous la banière du ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes et de Producteurs de l’Afrique de l’Ouest). Le tournant se situe après 2011 avec l’arrivée au pouvoir de 2 présidents « ultralibéraux » au Sénégal et en Côte d’Ivoire. 13 présidents ont signé en catimini ; le Nigéria, la Gambie et la Mauritanie résistent encore. « Aucun chef d’Etat ne peut dire non à l’UE, celui qui va le faire, il va tout perdre. Mais il reste un facteur d’espoir : les parlements n’ont pas encore signé. Nous avons décidé d’axer notre force vers les parlementaires ; nous les connaissons, c’est nous qui les avons élus…nous allons faire pression sur eux pour qu’ils bloquent la signature. En Europe aussi des gens se battent contre les APE…comment la société civile européenne peut-elle vraiment comprendre ce qui se passe ? On essaie de vous faire croire ici (en Europe) qu’avec l’ouverture des marchés tout va aller très bien, que le problème du chômage sera résolu ; mais on oublie de vous expliquer que si nous n’arrivons plus à vendre nos productions sur le marché, nous n’aurons pas d’argent pour acheter vos produits».

  • Une compétition à armes inégales : reprenant l’image du moustique face à l’éléphant, Ousmane poursuit :« nous vivons de notre agriculture, nous ne pourrons pas faire face à la compétitivité des agriculteurs du nord qui produisent 300 ou 400 fois plus que nous. Ici une vache peut produire 40 l de lait ; moi je n’ai jamais réussi à avoir 2 litres de lait avec une vache, et je vais concurrencer la vache à 40 l ? Dans tous les domaines c’est comme ça. Nous sommes des agriculteurs, des éleveurs, des maraichers, des pêcheurs qui échangeons nos produits entre nous sur les marchés. Mais bientôt nous ne pourrons plus vendre nos produits puisque tout ce qui viendra de l’extérieur sera moins cher ; nos produits vont nous rester sur les bras, pourrir…Dans un premier temps le peu d’argent que nous avons de côté nous servira à acheter les produits importés, mais après, nous allons acheter avec quoi ? Que va-t-il se passer si nous n’avons plus de marché pour nos produits ? Si nous n’avons plus rien vous croyez que les gens vont rester inactifs ? Ils vont se lever et trouver la solution, et la solution est là où il y a à manger : si c’est ici, on viendra. C’est l’Europe qui a créé le problème, on viendra en Europe. Quelles que soient les barrières, les gens vont arriver, personne ne pourra les retenir parce qu’ils n’ont plus rien à perdre ! On aura beau dresser des barrières électriques au-dessus de la mer, on passera . On va nous tirer dessus, on risque de mourir… mais mourir de faim ici ou mourir là-bas, quelle est la différence? »…Il y a un problème de domination entre l’UE et l’Afrique.

    …« c’est depuis que les marchands ont pris en main l’agriculture que les choses se gâtent, en Afrique comme en Europe. Il faut laisser l’agriculture aux mains de ceux que cela regarde, qui vivent de ça et pour ça, ceux qui peuvent utiliser l’agriculture pour servir leur prochain. La pire des erreurs que le monde a commise, c’est de laisser l’agriculture aux mains de l’OMC ! L’agriculture n’est pas un objet de commerce, ça sert à nourrir les gens, à stabiliser socialement les pays et les êtres humains… L’agriculture appartient à la FAO, pas à l’OMC !… l’agriculture paysanne est un rempart contre le terrorisme » … « même ici ça ne va pas, le nombre d’agriculteurs diminue tous les jours, plus de 50 % n’ont pas l’esprit tranquille, ils ne savent pas de quoi demain ou après demain sera fait …On ne travaille pas toute sa vie pour être malheureux…ici aussi il faut sortir les marchands de l’agriculture».

  • Les représentants de la confédération paysanne, des CIVAM et des producteurs bio apportent leur soutien aux paysans maliens, mettant en avant le mal-être des paysans malmenés par l’agro-business et la grande distribution. Notre modèle agricole dominant est destructeur d’emplois, coûteux pour la collectivité et fait des victimes ici comme au sud. Et sous prétexte d’investissements pour le développement on veut exporter notre modèle en Afrique. Les accaparements de terre par les « investisseurs » sont extrêmement violents pour les populations locales et personne ne peut répondre à la question de ce qu’on fera avec les 1,5 milliard de petits paysans (qui nourrissent encore 70 % de la planète)…

  • Les médias comme les élus ne connaissent pas les APE, à part un seul député européen (Emmanuel Maurel) qui a livré une contribution écrite très bien argumentée ; il ne votera pas la ratification. Le public a applaudi après la lecture de sa lettre. Les autres « récitent » la leçon des technocrates ou de leur parti. Il y a beaucoup de similitudes entre la position de Alain Cadec, député européen LR des Côtes d’Armor, et celle de Laurent Fabius (cité par JJ Urvoas, député PS du Finistère) : tous deux considèrent que les projets d’APE apportent des garanties aux populations rurales africaines et seront positifs pour l’Afrique de l’Ouest. Il reste beaucoup à faire pour leur faire entendre la voix des paysans africains…Présent à la réunion de Saint-Urbain, le député apparenté PS Jean-Luc Bleuven rappelle que la majorité européenne est favorable au libéralisme ; « APE, TAFTA, ce n’est pas désespéré, les parlementaires peuvent encore bloquer les projets d’accords. »

  • Qu’attend l’AOPP d’une association comme la nôtre ?

    « Que les organisations ici fassent un éveil de conscience, informent la population…beaucoup de gens ici savent maintenant ce qu’est le TAFTA, mais ignorent ce que sont les APE : il faut le leur expliquer. Il faut que les gens discutent entre eux pour se comprendre…il faut aller voir les uns chez les autres, constater de visu, témoigner. C’est pas des analyses de bureau avec des ordinateurs qu’il nous faut mais des témoignages. Vous avez la chance d’être dans une démocratie ; vos élus doivent êttre informés pour être porteurs de vos points de vue …il faut que les sociétés civiles se saisissent des APE et parlent à leurs responsables politiques».

  • Intervention de MF Guiavarc’h, membre du collectif : « votre société civile a essayé de peser sur vos gouvernants. Ici aussi la société civile peut agir ; plus de 3 millions d’européens ont signé la pétition contre le TAFTA alors qu’il y a un an on ne pensait pas que ça aurait autant bougé. Chez vous comme chez nous, ce sont les sociétés civiles qui feront bouger les idées et les politiques. Merci Ousmane pour ton témoignage ! »

  • Ousmane remercie toutes les personnes présentes et repart « conforté par l’engagement de la société civile française ».

La visite de l’exploitation laitière de Yvon et Jean-François Pouliquen

Dans un premier temps, Yvon Pouliquen a présenté son exploitation laitière d’environ 60 ha et 60 vaches produisant 400 000 litres de lait par an (1100 litres par jour en moyenne) ; plus de 95 % de la nourriture est produite sur l’exploitation. C’est un système à dominante herbe, très économe en intrants et en charges de structures, qui ne fait pas la course à la performance mais dégage 2 fois plus de résultat que les exploitations moyennes et fait vivre deux actifs au lieu de 1 dans la plupart des exploitations de même taille. Un litre de lait est vendu entre 0,3 et 0,35 euros à la laiterie SILL qui exporte quelques produits laitiers au Mali.

La famille Peulh de Ousmane élève 130 bovins aux abords du fleuve Niger, dont quelques bœufs de travail et une quinzaine de vaches qui sont traites. Les bœufs constituent surtout un capital où la famille puise quand il y a des besoins particuliers. Le lait est en partie consommé par la « grande » famille qui vend le surplus, environ une quinzaine de litres par jour dans les environs ; le prix du lait varie selon les saisons, mais se situe en moyenne autour de 0,5 euro par litre. Premier constat : vu d’ici il paraît anodin que de si petits producteurs de lait disparaissent, mais la réalité est bien différente puisque les 15 litres quotidiens dégagent un revenu pour 4 personnes au Mali alors qu’ici 1000 litres n’assurent que 1 à 2 revenus!

La poudre de lait arrive au Mali, jusque dans les villages. Elle est moins chère que le lait local. Elle n’est taxée qu’à 10 % à la frontière alors que le lait européen bénéficie des primes PAC qui couvrent 15 à 20 % du prix du lait. Le lait et les céréales ne feront pas partie des productions sensibles exclues de la libéralisation…

Jusqu’à 2014 les volumes de production étaient (plus ou moins) ajustés aux besoins du marché par des quotas gérés au niveau européen. L’arrêt des quotas se traduit par une augmentation de 5 %des volumes produits et une baisse très sensible des prix du lait. Tous les pays producteurs dans le monde augmentent leur production pour conquérir de nouveaux marchés. La plupart de nos entreprises laitières ont instauré le « prix B » destiné au marché mondial, le plus souvent à prix réduit ; et c’est ce prix B qui intéresse les entreprises laitières. En Bretagne et Normandie, 4 usines sont en projet ou en construction pour fabriquer de la poudre de lait infantile destinés à la Chine ou à des pays en croissance démographique. La poudre de lait risque d’être bradée ; on est en train d’organiser la surproduction généralisée qui va faire souffrir tout le monde…les paysans vont produire plus pour gagner moins et casser (involontairement ?) le revenu des petits producteurs maliens.

Qu’en pensent les administrateurs de nos coopératives ? Point de vue d’un ancien administrateur de Triskalia présent à cette rencontre : « la coopérative cherche à valoriser le lait de ses adhérents ; la concurrence la pousse à chercher des marchés extérieurs. Les responsables de la coopérative ne réfléchissent pas aux conséquences sur les petits producteurs locaux…La barrière naturelle contre les importations à bas prix serait de relever les droits de douane, comme l’a fait l’Europe dans les années 60-70. C’est de la responsabilité des Etats africains de relever les taxes, mais avec les APE on prend la direction inverse ! » A noter que les responsables de la SILL à qui livrent les frères Pouliquen ont décliné l’invitation à débattre avec Ousmane, ne « voyant pas où est le problème ».

Quant au représentant de la CFDT présent à la rencontre, il reconnaît que la réflexion n’existe pas non plus au niveau des syndicats de l’agroalimentaire ; ils sont surtout préoccupés par la concurrence de la main-d’oeuvre venant des pays de l’Est et par le maintien de l’emploi et des salaires.

De cet échange il ressort que la seule solution pour les paysans d’ici est dans la régulation, l’adaptation des volumes de production au marché ; et, pour les paysans africains, un niveau approprié de droit de douane pour leur permettre de s’organiser et de vivre de leur travail.

Cette rencontre sur une exploitation laitière a été suivie par une équipe de FR3 Iroise qui a produit un bon reportage de 3 mn en breton (traduction sous-titrée, intervention de Ousmane en français) pour le journal télévisé de 12 h 30 An Taol lagad. Une version en français pour le journal du soir était prévue, mais jamais réalisée. Les 3 journaux attendus ne sont pas venus !

Des propos de Ousmane qui sont revenus plusieurs fois lors des réunions publiques ou lors de la visite d’exploitation laitière :

  • « L’agriculteur africain travaille pour nourrir sa famille, et il est très heureux ; il ne cherche pas à accumuler les richesses…le libéralisme et la compétition transforment les rapports entre les gens ; moins de 10 % de la population du monde veulent super-profiter des 90 % restants . Mais vouloir devenir toujours plus riche, à quoi ça sert ? Tu as 10 maisons, tu ne dors pas dans 10 maisons, mais dans un seul lit … et tu continues encore à vouloir accaparer les richesses ! Aucun groupe, aucune ethnie ne pourra dominer tout le monde…dominer, asservir, humilier, ça finit toujours très mal ! »

  • Les organisations professionnelles paysannes du Mali, représentantes de la société civile, invitent « les dirigeants politiques d’Afrique de l’Ouest à davantage croire dans l’agriculture familiale de leurs pays que dans les promesses de développement de l’agrobusiness. Nous nous sommes organisés, nous multiplions les semences de nouvelles variétés issues de nos centres de recherche ; il y a maintenant des agriculteurs maliens qui produisent 10 tonnes de riz à l’ha, autant que les meilleurs dans le monde…Ceux qui investissent dans l’agriculture le font pour gagner de l’argent, pas pour le peuple malien…notre ancien président a donné 100.000 ha de terres irrigables à une société libyenne (Malybia). Elle a fait déplacer 14 villages. Mêmes les cimetières ont été retournés pour faire pousser de la canne à sucre. On ne sait pas d’où viennent les engrais et les semences. Par contre, nous voyons des terres ruinées dans les zones cotonnières. Il y a grand danger à abandonner l’agriculture vivrière pour ce genre de production. Le coton, on ne le mange pas ».

  • « On voit déjà tous nos jeunes aller grossir nos villes surpeuplées ou partir dans les mines d’or. Sur 1.000, il n’y en a pas deux qui réussissent et reviennent au village montrer leur super-moto qu’ils revendront deux ans après, faute de moyens pour l’entretenir »

  • On fait croire aux industriels d’ici qu’il y a un marché, que comme leurs productions se diffuseront à bas prix, elles vont bien se vendre en Afrique. Mais, sans revenus, nous ne pourrons pas acheter leur lait en poudre »

  • Voici le mail que nous a fait parvenir ousmane en début janvier :« Depuis mon retour au Mali, je suis dans mon village, pour la transhumance et la récolte du riz. Donc je n’ai pas accès au NET. C’est depuis hier que je retrouve le progrès scientifique. Occasion pour moi de vous remercier très très chaleureusement de l’accueil qui m’a été fait durant mon séjour dans le Finistère. Pour dire vrai, moi aussi j’ai beaucoup appris là-bas. Surtout,comment l’information est manipulée par les puissances de l’argent et du pouvoir. Car, d’ici personne ne pouvait me convaincre que au Nord les gens (et surtout les représentants du peuple) étaient tenus à l’écart de la vraie information sur ce qui se faisait ailleurs pourtant au nom du pays. Dieu merci un processus est déclenché pour corriger les choses. Je ne regrette pas du tout mon voyage en France. Ce n’est qu’un début, j’irai partout pour rétablir la vérité. Je viens tout juste d’arriver dans la capitale,au siège de l’AOPP. Donc,dans les jours à venir je vous tiendrai régulièrement informer de tout ce qui concerne les APE à partir d’ici en tout cas. Je vous souhaite beaucoup de courage dans votre croisade d’information et de mobilisation en Europe. »

Rencontres avec les députés et sénateurs

Deux députées du Finistère indisponibles au moment de la tournée de Ousmane nous ont donné rendez-vous en fin décembre ou début janvier 2016. Le collectif 29 a fait parvenir aux 10 autres députés et sénateurs du Finistère un courrier personnalisé pour leur demander un rendez-vous. En fin janvier 8 d’entre eux nous ont accordé un rendez-vous. Seuls 2 sénateurs n’ont pas encore répondu .Des délégations de 2 à 4 membres du collectif se sont rendues à ces rendez-vous.

Nous avons aussi envoyé un courrier aux députés européens de la région Ouest ; vu la distance nous avons sollicité un rendez-vous téléphonique. Pour le moment pas de réponses : nous allons les relancer.

Les rencontres ou échanges téléphoniques, ainsi que les initiatives prises par certains députés feront l’objet d’un autre compte-rendu.

Fin janvier 2016

*Le Collectif 29 pour la Souveraineté Alimentaire dans les pays du Sud et en Europe  est composé de 13 associations : la Confédération Paysanne, la Maison de l’Agriculture Bio, les CIVAM, Kaol Kozh, Peuples Solidaires, CCFD-Terre Solidaire, CICODES, Afrique Verte Pen ar Bed, Ti ar Bed, le CMR, les Biocoop, Bro an Are, Attac 29.